Retrouver José Luis Guerin, c’est renouer avec un cinéma qui refuse les frontières et avance librement entre fiction est documentaire. Un cinéma aux couleurs chaudes et aux mouvements de caméra amples. Avec Histoires de la bonne vallée, il entreprend moins la description d’un lieu que son écoute patiente. Il s’agit d’habiter Vallbona, territoire en marge de Barcelone, une « île coincée entre une voie de chemin de fer, un fleuve, une route et des ponts », et d’en laisser émerger les récits. Le film se déploie au rythme des rencontres, des souvenirs accueillis, des paroles qui disent les transformations en cours, et des actions ordinaires qui composent le quotidien. Peu à peu se dessine une cartographique humaine, sensible, où les paysages répondent aux existences, et où chaque visage, ancien comme nouvel arrivant, devient un point d’ancrage du territoire. En filmant Vallbona comme un lieu en mouvement, traversé par les histoires de ses habitant.es, José Luis Guerin fait une fois encore du cinéma un espace d’attention et de partage. - Pauline David
On the outskirts of Barcelona, Vallbona is an enclave bordered by a river, railway tracks, and a highway. Antonio, the son of Catalan workers, has been growing flowers here for nearly 90 years. He’s been joined by Makome, Norma, Tatiana, coming from everywhere… To the rhythm of music, forbidden swims, and budding romances, a poetic form of resistance emerges against the urban, social, and identity conflicts of the world.
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- International Documentary Festival Amsterdam 2025
- San Sebastian International Film Festival 2025 - Prix spécial du jury
Revue de presse :
Film programmé dans le cadre de EUROPALIA : ESPAGNE