Avec ce court métrage tourné en Super 8, le réalisateur suisso-brésilien Felipe Casanova filme une femme adressant une lettre à son fils, abattu quelques années plus tôt par la police. Alors que le Carnaval de Rio bat son plein, elle le cherche dans chaque visage, et aperçoit parfois son fantôme dans la foule. Le dispositif épistolaire prend le temps de se déployer, nous laissant apercevoir la douleur d’une mère meurtrie, amplifiée par la virulence de l’institution judiciaire. Puis le réalisateur décide, par le montage, d’inscrire cette violence policière dans une histoire politique plus globale : les images de lutte s’additionnent aux images de fête, tandis que des archives détournées nous éclairent sur la brutalité du climat social. Au fil de multiples expérimentations formelles émerge la dimension politique de la fête : les paroles des proches de victimes s’additionnent et s’amplifient afin de se faire entendre dans un pays gangréné par la violence. Ode à la lutte et à la force émancipatrice du collectif, O Rio de Janeiro Continua Lindo émeut autant qu’il électrise. - Corentin Brunie
Within the revelry of Rio’s Carnival, Ilma writes to her son. How does she sense his presence in the crowd ? Suspended in time, the celebration becomes a space of memory and political resistance.
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