Résidence
point de vue – point d’écoute (Gsara)

 x En ville !

Carte blanche à la résidence d’artiste du Gsara, accompagnée d’une programmation en résonance conçue par l’artiste belgo-rwandaise Victoire Karera Kampire. Rencontre autour des films. La "Résidence (...)
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Carte blanche à la résidence d’artiste du Gsara, accompagnée d’une programmation en résonance conçue par l’artiste belgo-rwandaise Victoire Karera Kampire. Rencontre autour des films.

La "Résidence point de vue - point d’écoute" du Gsara invite chaque année un.e artiste de l’image (filmant en pellicule) et un.e artiste du son à réaliser ensemble un film sur un thème donné. Pour cette 4ème édition, le point de départ du travail commun était les traces de la colonisation belge au sein du quartier Matongé à Bruxelles

Entrée libre sur réservation ici

Préface à des fusils pour Banta

FR, 2011 - 22'
Préface à des fusils pour Banta se concentre sur le film perdu Des (...)

Préface à des fusils pour Banta se concentre sur le film perdu Des fusils pour Banta (1970), premier long métrage de la réalisatrice Sarah Maldoror. Tourné en République de Guinée, le film suit la vie et la mort prématurée d’Awa, une jeune paysanne engagée dans le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC). Parallèlement à ce récit semi-fictionnel, le film utilise des images de l’implication des femmes et des enfants dans la lutte.

Financé par l’armée algérienne qui souhaitait en faire un outil de propagande, le film a été confisqué à Maldoror qui exigeait un contrôle total sur le montage. À ce jour, les bobines n’ont été ni identifiées ni restituées. De Des fusils pour Banta, il reste cependant une collection de photographies prises par Suzanne Lipinska pendant le tournage et des souvenirs fragmentés de Sarah Maldoror, recueillis par Abonnenc au cours de deux années de conversations avec la cinéaste.

Avant-propos rétrospectif d’un film absent, Abonnenc cherche ici à reconstituer le récit de Des fusils pour Banta et interroge les figures de la militante, de la réalisatrice, des photographe, en s’arrêtant sur leurs fonctions respectives dans la fabrication d’une révolution. S’exprimant à partir de ces différentes positions, les voix-off mettent en lumière la relation entre révolution et production culturelle dans le contexte de la décolonisation de l’Afrique, mais aussi la distance qui nous sépare ou nous relie à ces projets révolutionnaire. La juxtaposition d’images d’archives, de textes écrit par l’artiste proposent une réflexion située, temporaire, sur l’héritage de l’image militante et la position du témoin.

Préface à des fusils pour Banta focuses on the lost film Des fusils pour Banta (1970), director Sarah Maldoror’s first feature film. Shot in the Republic of Guinea, the film follows the life and untimely death of Awa, a young peasant woman involved in the African Party for the Independence of Guinea and Cape Verde (PAIGC). Alongside this semi-fictional narrative, the film uses images of women and children involved in the struggle.

Funded by the Algerian army, which wanted to use it as a propaganda tool, the film was confiscated from Maldoror, who demanded total control over the editing. To date, the reels have not been identified or returned. However, what remains of Guns for Banta is a collection of photographs taken by Suzanne Lipinska during filming and fragmented memories of Sarah Maldoror, collected by Abonnenc during two years of conversations with the filmmaker.

A retrospective foreword to a missing film, Abonnenc seeks to reconstruct the narrative of Des fusils pour Banta and examines the figures of the activist, the director and the photographer, focusing on their respective roles in the making of a revolution. Speaking from these different positions, the voiceovers highlight the relationship between revolution and cultural production in the context of African decolonisation, but also the distance that separates or connects us to these revolutionary projects. The juxtaposition of archive images and texts written by the artist offers a situated, temporary reflection on the legacy of the militant image and the position of the witness.

Entrée libre

Festivals :

  • DocumentaMadrid 2019
  • IndieLisboa 2021
  • Decolonial Film Festival 2025
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En attendant Maeva

BE, 2026 - 20'
Dans les rues de Matongé à Bruxelles, les habitant·e·s participent à (...)

Dans les rues de Matongé à Bruxelles, les habitant·e·s participent à la poésie collective du vivre-ensemble.
Guidés par Maéva, le quartier se déploie entre quotidien et mémoire coloniale.
Les expériences individuelles dialoguent avec l’histoire, mêlant réalité et fantaisie.
Gestes, voix et rythmes donnent vie aux masques qui défilent sur les traces de la colonisation.
Images, sons et percussions, animent un appel à la décolonisation des espaces publics.

Un film réalisé dans le cadre de la "Résidence point de vue - point d’écoute #4", organisée par l’Atelier de production du GSARA

A film made as part of the “Résidence point de vue - point d’écoute #4” program, organized by the GSARA Production Workshop.

In the streets of Matongé in Brussels, residents participate in the collective poetry of living together.
Guided by Maéva, the neighborhood unfolds between everyday life and colonial memory.
Individual experiences interact with history, blending reality and fantasy.
Gestures, voices, and rhythms bring to life the masks that parade in the footsteps of colonization.
Images, sounds, and percussion animate a call for the decolonization of public spaces.

Each year, the “Résidence point de vue - point d’écoute” invites an image artist (filming on roll film) and a sound artist to collaborate on a film on a given theme. For this fourth edition, the starting point for the joint work was the traces of Belgian colonization in the Matongé neighborhood of Brussels.

Images : Assata Fofana-Zaccanti
Musiques : Lázara Rosell Albear

Entrée libre

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Electrical Gaza

UK, PL, 2015 - 18'
Dans Electrical Gaza, Rosalind Nashashibi mélange des séquences (...)

Dans Electrical Gaza, Rosalind Nashashibi mélange des séquences animées avec des images de Gaza filmées elle-même ainsi que par son fixeur, ses chauffeurs et le traducteur qui l’ont constamment accompagnée. Elle présente Gaza comme sous le coup d’un sortilège : isolée, suspendue dans le temps, difficile d’accès et hautement tendue. Elle nous montre Gaza telle qu’elle l’a vécue dans le calme qui a précédé les bombardements israéliens de l’été 2014. Rosalind Nashashibi s’est rendue à Gaza avec la productrice Kate Parker et la cheffe opératrice Emma Dalesman.

In ’Electrical Gaza’, Rosalind Nashashibi combines her footage of Gaza, and the fixer, drivers and translator who were her constant company, with animated scenes. She presents Gaza as under a spell ; isolated, suspended in time, difficult to access and highly charged. She shows us Gaza as she experienced it in the quiet pause before the onslaught of Israeli bombardment in the summer of 2014. Nashashibi travelled to Gaza with producer Kate Parker and cinematographer Emma Dalesman.

Entrée libre

Festivals :

  • International Film Festival Rotterdam 2016
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